Au Fleuve Noir, Maurice Limat est le spécialiste des séries. Il en a donné deux à la collection Angoisse (Méphista et Teddy Verano) et pas moins de cinq à la collection Anticipation dont la plus importante, celle du Chevalier Coqdor, compte 39 volumes. C’est d’ailleurs du cinquième opus de cette série que nous allons parler ici.
« Le flambeau du monde » est un space-op' à l’ancienne. J’entends par là que l’auteur s’y préoccupe bien davantage d’action que de développements techniques ou de réflexions sociétales. Rien de grave pour un roman de SF populaire ? Certes. Sauf qu’ici, on ne s’embarrasse pas non plus de vraisemblance et le background manque terriblement de consistance.
L’essentiel de l’histoire se déroule en effet à bord de divers vaisseaux spatiaux. Cabines, passerelles ou laboratoires, les descriptions restent assez limitées et n’aident pas à se projeter dans le récit. Quant à la peinture de la planète sur laquelle l’auteur situe la clé de son intrigue, elle est encore plus sommaire. Et c’est là que le bât blesse puisque c’est précisément la découverte de ce monde et de la nature de ce flambeau qui lui donne son titre, qui devaient constituer le point d’orgue du roman.
Au final, cette idée séduisante, quoique scientifiquement ridicule, d’une planète privée de soleil et qui doit sa survie à un artefact d’origine inconnue ne tient pas ses promesses. En dépit de quelques explications, ou plutôt de quelques démonstrations, nous n’apprendrons presque rien sur l’un et l’autre. Il faudra donc se contenter de quelques scènes de bravoure écrites dans un style grandiloquent et suranné et d'une histoire d'amour sans grand intérêt.

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