Si l'on devait situer 'Les maisons d'Izsm" dans l'oeuvre de jack Vance, je dirais qu'il appartient à la veine humoristique de l'auteur aux côtés de romans tels que "Space Opera" ou "Les mondes de Magnus Rudolph"". Mais attention, humoristique ne veut pas dire comique. ici, on est bien loin de la grosse farce ou de la parodie. L'humour que manie Jack Vance est plutôt noir et le rire de ses personnages carrément jaune. L'ironie est aussi particulièrement présente notamment dans les nombreux et somptueux dialogues.
De fait, nous sommes embarqués dans une magistrale comédie des apparences où personne ne dit ce qu'il pense, ni ne fait ce qu'il dit. Et à ce jeu de dupe le héros du roman n'est pas le plus fort. Il se fait balader d'un bout à l'autre de l'histoire et ne peut opposer à ceux qui se jouent de lui qu'une énergie fantastique et une volonté de fer.
Côté dépaysement, l'auteur nous a habitué à mieux. Ici, on devra pour l'essentiel se contenter de ces fameuses maisons qui donnent leur nom au roman. Des maisons, ou plutôt des arbres jalousement cultivés par les izsmiens puis patiemment modifiées pour apporter un incroyable confort à leurs habitants (sève aux vertus médicinales, nettoyantes ou relaxantes, ouvertures ou pièces supplémentaires apparaissant à la demande...) et dont l'exploitation lucrative suscite les appétits de quantité d'autres planètes.
"Les maison d'Izsm" est donc un roman mineur mais pas pour autant dénué de qualités. On y remarquera ainsi une petite critique des excès du capitalisme avec ces milliardaires prêt à tout pour ajouter quelques zéros à leur compte en banque et cette planète bien décidée à conserver pour elle seule la manne financière que représente l'exportation des ses "maisons".
Pocket SF - 1985









