RETOUR A N'DAU - KIJ JOHNSON

Depuis « Un pont sur la brume », on savait Kij Johnson à l’aise avec le format court. Avec « Retour à N’dau » elle confirme sa capacité à dire beaucoup en peu de pages. Ici, il lui en faut à peine plus de trente pour nous transporter sur un monde bien différent du nôtre et nous conter une touchante histoire d’acceptation et de renoncement. 


Après l’extermination de son clan par une tribu de guerriers nomades, Katia, la jeune héroïne de ce texte, voit son existence radicalement bouleversée. Seule survivante avec sa nièce, elle doit se concentrer sur le présent et ses contingences immédiates plutôt que perdre son temps à regretter un passé définitivement révolu. Dans un environnement austère et exigeant, il lui faut tirer un trait sur les proches disparus et son ancien mode de vie. 


Acceptation, renoncement mais pas résignation. Katia découvre qu’elle est ouverte au changement, qu'elle peut comprendre les motivations de ses ennemis et même envisager un avenir commun. Pas de bons ni de méchants dans cette histoire. Juste une formidable envie de vivre en accord avec les autres et avec son environnement. 


Un beau texte, tout simple, et un univers évoqué par petite touches qui laissent au lecteur toute latitude pour l’imaginer à sa guise.


Le Bélial' - Une Heure Lumière - HS 2020


48 - JAMES HERBERT

Londres 1948. Voilà trois ans déjà que la guerre est finie. Trois ans que Hitler, se sachant au bord de la défaite, a lâché sur l’Angleterre ses V2 chargé des souches de la peste écarlate. Trois ans que la quasi-totalité des hommes et des femmes sont morts dans d’affreuses souffrances à l’exception d’une poignée de veinards porteurs du rhésus AB négatif. Hoke est l’un de ceux-là, qui traîne son désespoir au milieu d’une ville morte tout en essayant d’échapper aux Chemises Noires de Sir Hubble…

 Ce roman de James herbert est un petit post apo sans envergure qui se contente de recycler les poncifs du genre sur fond d’uchronie. Des survivants qui errent seuls ou en petits groupes dans une ville à peu près déserte, des chiens redevenus sauvages, un dangereux mégalomane cherchant à imposer sa vision d’une nouvelle société : toutes ces idées ont déjà été abordées dans bien d’autres livres sur ce thème et avec davantage d’originalité. 


Ici, l’auteur se distingue juste par une conclusion alternative et décalée de la seconde guerre mondiale et ce n’est malheureusement pas suffisant pour nous maintenir en haleine. Ses apprentis nazis avides de sang pur (plus pour une bonne transfusion que par idéologie) sont finalement assez pathétiques et la scène des rats enflammés dans le métro londonien m’a rappelé d’autres opus de Monsieur Herbert : sans doute un réflexe de l’auteur. Pour ma part, je ne retiendrais de ce livre qu’une seule idée, celle de ce pilote allemand qui, malgré la fin de la guerre, continue son petit blitz personnel sur la capitale britannique.


Presses de la Cité - Paniques - 1999

ASYLUM - ANNE DUGÜEL

On peut vivre dans un château au milieu d’un grand parc, entouré de ses parents, son oncle, sa tante, et être malheureux. Julien, petit garçon d’une dizaine d’année, en fait l’amère expérience. Le château n’est qu’une prison dont il ne sort jamais et ses parents (mais sont-ils vraiment ceux qu’ils prétendent être) ne lui témoigne aucun amour. Et comme si cela n’était pas suffisant, il lui faut subir jour après jour des examens sans nombre. Mais le parfum d’une délicate orchidée va sonner le vent de la révolte !

 Roman d’épouvante agrémentée de quelques scènes bien gore, « Asylum » est le récit d’une double vengeance. Celle d’un enfant à l’égard des meurtriers de ses parents, et celle d’un cobaye contre ses bourreaux. Par les yeux du petit Julien nous découvrons le monde qui l’entoure et le suivons sur le chemin de sa révolte, hésitant sans cesse entre fantasme et réalité et nous demandant jusqu’à la fin s’il obéit au fantôme de son père ou s’il n’est que la victime d’une expérience qui a mal tourné. 


Il faut dire qu’Anne Duguël entretient le doute en multipliant les références au merveilleux et à l’étrange : un château rempli de pièces secrètes, un tombeau dissimulant un passage secret, une comptine obsédante et jusqu’à la petite Alice dont on se demande bien ce qu’elle peut dissimuler sous son masque de souris.


Ce petit roman parvient en tout cas à distiller, sinon de l’effroi, du moins un certain malaise, et cette petite tête blonde dénuée de morale sera la cause de quelques délicieux frissons.


Fleuve Noir - Frayeur - 1994

LES INCREES - MAURICE LIMAT

Qui a peur de son ombre ? En tout cas pas le chevalier Coqdor.  Alors que la terre et les planètes avoisinantes sont confrontées à une invasion d'entités immatérielles qui s'incarnent dans les ombres de tout organisme vivant, le célèbre télépathe est le seul à garder la tête froide. Refusant de croire à une attaque en règle, il s'ingénie à établir le contact avec les étranges créatures. 

Second volume des aventures de Bruno Condor qu'il me soit donné de lire, "Les incréés" ressemble comme un frère au précédent. Une menace interplanétaire, un petit groupe de scientifiques et de militaires déterminés à résister, la découverte d'une nouvelle planète dans une galaxie lointaine, quelques scènes d'action sans éclat et une gentille idylle entre le héros et une accorte demoiselle, on en peut pas dire que l'auteur se renouvelle beaucoup. On signalera tout de mêle deux idées qui sortent du lot à savoir l'éveil à la conscience de soi d'un robot particulièrement sophistiqué et la révélation finale sur la véritable nature des ombres qui fait basculer ce récit de pure SDF dans une dimension fantastique.

Fleuve Noir Anticipation - 1976

LA BOUFFE EST CHOUETTE A FATCHAKULLA - NED CRABB

Lorsque la tête d’Oren Purvis est retrouvée au bord d’une route, personne à Fatchakulla Springs n’éprouve la moindre tristesse. Il est vrai que la victime était détestée d’à peu près tout le monde et que plus d’un avait un bon motif de le supprimer. Ce qui n’arrange pas les affaires du Shérif Beemis qui se retrouve ainsi avec presque autant de suspects que d’habitants. Désemparé, il n’a d’autre ressource que d’appeler à l’aide le Sherlock Holmes local : Linwood Spivey, ainsi que Doc Bobo, le médecin de la petite bourgade. Mais les trois hommes auront fort à faire pour débusquer le responsable de ce meurtre…et de quelques autres.

 Ce roman n’a que peu à voir avec le fantastique qui ne fait d’ailleurs son apparition qu’à la toute fin du récit. Raison pour laquelle il a été publié dans la série noire de Gallimard et non dans une collection SF. Mais pour autant, le côté policier de ce livre n’est pas son principal attrait. Son intérêt réside plutôt dans sa description, irrésistible de drôlerie, d’une bourgade du sud des Etats-Unis et de son folklore fantasmé : chaleur et humidité, bayous peuplés d’alligators, gargotes crasseuses et belles américaines (les voitures, pas les femmes). Côté personnages nous sommes également très bien servis puisque défile devant nous une palanquée de loufoques de tous poils, piliers de comptoirs, abrutis consanguins, prédicateurs véreux, shérifs à la gâchette facile, putes vérolées et autres truands.


Vous l’aurez compris, c’est à une bonne grosse comédie policière que nous convie Ned Crabb. Alors, si vous souhaitez vous divertir un brin je vous en conseille vivement la lecture ; de préférence par temps de canicule, confortablement installé dans un hamac avec un pack de bières à portée de main. Histoire de porter un toast à la santé de Willie le siffleur !


Gallimard - Folio Policier - 2008

LES LUTTEURS IMMOBILES - SERGE BRUSSOLO

Parce que les villes ont failli disparaître sous des montagnes de déchets, parce que le règne de l’éphémère et du jetable a mis en péril l’équilibre de la planète, parce que les objets étaient parfois jetés avant même d’avoir servis, pour toutes ces raisons une prise de conscience générale s’imposait. C’est la Société Protectrices des Objets qui s’est chargé de ce redressement moral et ses méthodes se sont avérées radicales. Désormais, plus question de se débarrasser d’un vêtement avant qu’il soit usé jusqu’à la corde ou de jeter une assiette ébréchée. Chaque objet est estampillé au nom de son acheteur, doté d’un témoin d’usure et de capteurs, et malheur à qui s’en sépare avant le terme, le brise, le déchire, le détériore. Pour les cas les plus graves, la sanction est exemplaire. Le délinquant est physiologiquement couplé avec un ou plusieurs objets et tous les impacts, les fêlures, les tâches se répercutent sur sa peau ou son squelette. Alors que ses compagnons d’infortune sont devenus les frères siamois d’objets fragiles (livres, vêtements, microsillons), David se retrouve associé à un Tank. Pourquoi ? Quel est le but recherché par la SPO et y a-t-il un rapport avec les meutes de vandales qui les menacent ?

 Sur le thème du rapport de l’homme à l’objet, Serge Brussolo nous déroule une fois de plus une histoire passionnante. En un superbe crescendo qui nous fait passer de la simple anticipation (réglementation anti-gaspillage, marquage des objets, contrôle des poubelles) à la science-fiction la plus poussée (couplage physiologique), il exploite son idée de l’objet roi jusqu’à son paroxysme. 


Cela lui permet de nous livrer des descriptions cocasses et sordides de la vie d’hommes et de femmes qui, par un pervers renversement de situation, sont contraints de servir les objets qu’ils « maltraitaient » jusqu’alors. Mais, là où il excelle particulièrement, c’est lorsqu’il imagine le monstrueux mimétisme qui s’opère sur le corps des victimes : grains de beauté qui restituent les imprimés des vêtements ou les lignes d’un livre, épiderme qui se calcifie jusqu’à prendre la consistance de l’acier…


Voici en tout cas un livre à conseiller en ces temps de surconsommation et de gâchis de matières premières. Bien qu’écrit il y a plus de vingt ans, il illustre assez bien dans sa première partie les mauvaises habitudes qui nous conduisent vers un désastre écologique sans précédent. Un peu de décroissance ne faisant pas de mal, j’ai acheté ce bouquin d’occasion. Aucune nouvelle forêt n’aura donc été coupée pour imprimer un exemplaire neuf. On se donne bonne conscience comme on peut !


Fleuve Noir Anticipation - 1983

BEBE-MIROIR - JOELLE WINTREBERT

Lors de sa réédition dans la collection Anticipation, "Les olympiades truquées" a été divisé en deux romans distincts. le premier, qui a conservé le titre original, est une dystopie qui traite du dopage sportif. "bébé miroir" est donc le second et s'intéresse quant à lui à la question du clonage. Il le fait de façon plutôt classique en dénonçant les excès auxquels peut conduire cette innovation scientifique. Il sera ainsi question de cloner des sportifs de haut niveau dont les gênes permettront la création de "surhommes" à des fins militaires ou pour peupler les colonies martiennes. On parlera bien sûr aussi de clones utilisés comme de véritables banques d'organes par les riches clients de laboratoires sans scrupules.

Rien de très neuf mais Joëlle Wintrebert met heureusement l'accent sur un autre aspect du clonage. L'essentiel de l'intrigue tourne en effet autour des relations entre Bior et Maël, lui, chercheur émérite en génétique, elle, jeune femme de dix-sept ans créée à partir des cellules de la défunte épouse du premier. Sil a révolte de Maël contre sa condition et contre le système ressemble ni plus ni moins à celle de l'importe quel ado en rupture familiale et sociale, les états d'âmes de Bior sont beaucoup plus intéressants. Confronté à une jeune femme qui est la copie exacte de celle qu'il a aimé, il va lui falloir accepter que ce double ait sa propre personnalité et ne partage pas ses sentiments.

Pour le reste, "Bébé-miroir" souffre des mêmes défauts que "Les olympiades truquées" : une intrigue très légère et une fin précipitée. Dommage, d'autant que le back-ground, toujours bien développé, permettait d'espérer davantage.

Fleuve Noir Anticipation - 1988



LE DERNIER CATON - MATILDE ASENSI

Ottavia Salina est un véritable rat de bibliothèque. A 39 ans cette religieuse d’un ordre relativement libéral dirige le service de paléographie des archives secrètes du Vatican et passe l’essentiel de son temps au milieu de vieux manuscrits et de parchemins poussiéreux. Mais sa vie prend un tour nouveau lorsque ses connaissances sont requises par les autorités religieuses pour élucider des vols de reliques de la vraie croix. Associée à un capitaine des gardes suisses et à un universitaire égyptien, elle se lance alors sur la trace des Stavrophilakes, membres d’une secte créée au troisième siècle afin de protéger la croix sur laquelle Jésus a été crucifié. Leur enquête les conduira à surmonter sept épreuves dans sept villes différentes afin de découvrir la retraite et les motivations de ces mystérieux voleurs.

 Malgré la mention « thriller » apposée sur sa couverture, ce livre est plutôt un roman d’aventure agrémenté d’énigmes ésotériques et sa lecture m’a irrésistiblement fait songer à l’intrigue du film « Indiana Jones et la dernière croisade ». Il faut dire que les similitudes sont nombreuses puisque, dans ces deux œuvres, les personnages sont à la recherche d’un objet sacré protégé par une secte et accessible après avoir résolu plusieurs épreuves initiatiques. Tout comme dans le film, le rythme est enlevé et on ne s’ennuie pas une seule minute. On voyage d’un bout à l’autre de la Méditerranée, on découvre le patrimoine historique de plusieurs grandes villes et on devient incollable sur l’histoire du christianisme et l’organisation des différents clergés.


Malheureusement, la trop grande linéarité de l’intrigue et la répétition des épreuves induisent, sur la fin, une petite lassitude. Mais que l’on se rassure car, à ce stade de notre lecture, nous sommes déjà bien trop ferrés pour songer à abandonner sans connaître le fin mot de l’histoire. Et puis il faut reconnaître que le temps passe vite en compagnie de nos trois sympathiques héros. Matilde Asensi a su leur conférer, grâce à de nombreux apartés et quantité d’informations sur leur passé et leur famille, suffisamment de profondeur pour nous les rendre attachant et nous donner envie de savoir ce qu’il advient d’eux.


Pour finir, un petit mot sur la chute du livre afin de signaler qu’elle risque de dérouter les lecteurs de polars puisqu’elle flirte avec le fantastique et la science-fiction. Les amateurs du genre se trouveront, eux, en terrain de connaissance et lui trouveront sans doute un air de parenté avec les livres de Burroughs (civilisation cachée au cœur de l’Afrique) et de Jules Verne (organisation et description d’une cité souterraine).


Gallimard - Folio Policier - 2008

ETRANGE CONFLIT - DENNIS WHEATLEY

Londres, 1941. Alors que la bataille d’Angleterre fait rage, l’intelligence service requiert l’aide du duc de Richleau. Ce dernier se voit ainsi confier la tâche de découvrir par quel moyen les allemands se procurent les itinéraires de la flotte britannique et parviennent à couler leurs convois maritimes. Grâce à ses connaissances en magie blanche, il soupçonne très vite une intervention surnaturelle et parvient à remonter jusqu’à un prêtre du culte vaudou. Aidé de ses trois fidèles compagnons il se lance alors sur les traces de cet allié des nazis et le traque jusqu’en Haïti. Mais de chasseurs, les voilà bientôt transformés en gibier…

Voici un nouvel épisode des aventures du Duc de Richleau contre les forces des ténèbres. Après avoir lutté contre le Guépéou dans la Russie des soviets (Territoire interdit) et contre une secte satanique (Les vierges de Satan), il est cette fois confronté à un grand maître du Vaudou.  C’est une nouvelle occasion pour l’auteur de nous faire partager ses connaissances en matière de sorcellerie, de magie, de vie après la mort et bien sûr de Vaudou. 


C’est que monsieur Whaetley s’est parfaitement documenté et n’ignore plus rien des pentacles, bâtons d’encens, eau magnétisée et autres objets propices à l’évocation des forces surnaturelles. Malheureusement, ces explications sont surabondantes et les trop nombreuses séances de « spiritisme » ralentissent le déroulement de l’intrigue. Et comme les quelques scènes d’action qui émaillent le récit ne sont pas très convaincantes, on peine à s’intéresser au sort de nos héros. Dommage car cette alliance des forces maléfiques avec le nazisme, autre représentation du mal absolu, était plutôt bien trouvée. Restent quelques idées sympathiques dont la description du corps astral des personnages vivant une vie indépendante pendant leur sommeil ou encore une utilisation originale du mythe des zombies.


Un autre intérêt de ce roman, plus anecdotique, réside dans le fait qu’il fut rédigé en 1941 c’est à dire pendant les évènements qui lui servent de cadre. Il ne faut donc pas s’étonner d’y entendre les allemands appelés nazi ou boches, ni être surpris que l’un des personnages secondaires souhaite « couper la gorge à tous les français sans discrimination » en raison de la trahison du régime de Vichy.


« Etrange conflit » est en quelque sorte la participation de Dennis Wheatley à l’effort de guerre britannique et c’est à dessein qu’il conclut son livre en prophétisant que le Royaume-Uni sera le rempart du monde. L’histoire lui a donné raison.


Nouvelles Editions Oswald - Néo Plus - 1988

LES OLYMPIADES TRUQUEES - JOELLE WINTREBERT

Bien que sorti au début des années quatre-vingt, le roman de Joëlle Wintrebert traite d'un sujet plus que jamais d'actualité. Sous couvert de dystopie, l'autrice s'y livre à une belle dénonciation du sport spectacle et des dérives qu'il engendre. Elle explore notamment tous les rouages du dopage et ses implications économiques et politiques. La course aux performances a toujours eu pour corollaire le recours à des méthodes plus ou moins élaborées pour s'assurer la victoire au mépris de l'esprit sportif célébré par le baron de Coubertin. Corruption, tricheries, dopage ont donc été, et sont encore, monnaie courante et le roman nous rappelle que le sportif est rarement le seul coupable. Les entraineurs, les équipes médicales, les journalistes et les organisateurs des compétitions ont aussi leur part de responsabilité, soit parce qu'ils participent activement à ces agissements, soit parce qu'ils ferment les yeux. Et il ne faut pas non plus oublier celle des spectateurs qui réclament toujours plus d'émotions et de records.

L'anticipation très légère de Joëlle Wintrebert lui permet de "pousser le bouchon" juste ce qu'il faut pour interpeller un lecteur qui, sans doute, a fini par s'habituer à l'existence de ces pratiques. Son héroïne, qui subit de plein fouet un dopage institutionnalisé, est particulièrement touchante. Ses conditions de vie quasi carcérales et la pression constante de ses entraineurs font froid dans le dos. Pourtant, incapable de renoncer à sa quête du graal, ni d'accepter que tant de sacrifices aient été fait en vain, elle ne s'opposera pas à ce système qui use et abuse d'elle.

"Les olympiades truquées"est donc un bon petit roman avec un back-round détaillé quoique sous-exploité et une intrigue bien menée mais dont la fin m'a parue tout de même un peu précipitée. Des bémols qui s'expliquent sans doute par le fait que l'histoire, qui compte à l'origine deux fils conducteurs, a été scindée en deux parties distinctes pour les besoins de sa publication au Fleuve Noir.

Fleuve Noir Anticipation - 1987






RETOUR A N'DAU - KIJ JOHNSON

Depuis « Un pont sur la brume », on savait Kij Johnson à l’aise avec le format court. Avec « Retour à N’dau » elle confirme sa capacité à di...