Pocket - SF - 1978
SF EMOI II
De la SF... Oui, mais pas que !
LA PLANETE GEANTE - JACK VANCE
PROMETHEE DE L'OMBRE - VINCENT VOX
Je suis pourtant "bon public" et lorsque je décide de m'envoyer un bouquin d'épouvante, genre où l'on trouve à boire et à manger, je suis d'avance disposé à faire des concessions. Je conçois même volontiers que l'ouvrage ne soit pas foncièrement original et vampires, fantômes et loups garous ne me rebutent nullement. Mais dans ce roman, l'auteur accumule les clichés (le manoir délabré, les souterrains humides avec laboratoire secret et oubliettes, les villageois suspicieux, le savant maudit, un vieux grimoire...) sans que rien ne vienne compenser ce manque d'originalité. Les meurtres ne sont pas franchement gore, l'humour est inexistant et même ses scènes de cul manquent de conviction ! Et comme en plus l'intrigue est rapidement éventée, cela nous donne un roman mou du genou et insipide.
Alors on pourra toujours me dire que son vampire est d'un genre particulier ou que ses morts-vivants diffèrent quelques peu des habituels zombies. C'est vrai. Mais ça n'est quand même pas suffisant pour retenir mon intérêt et seule l'envie de savoir ce qui s'est passé un siècle plus tôt entre le triangle amoureux mari/femme/amant m'a poussé à finir le roman. Alors si vous croisez ce livre chez un bouquiniste, passez votre chemin ! Vous trouverez sans doute bien mieux à lire dans votre PAL.
Fleuve Noir - Frayeur - 1995
LARCHMÜTZ 5632 - JEAN-BERNARD POUY
LE FIN DU REVE - PHILIP WYLIE
LES PIERRES SAUVAGES - FERNAND POUILLON
"Comme tout se termine en bilan, je laisse ce cahier de petits faits, de personnages. Il résume l'histoire de la naissance d'une abbaye". Ces mots que Fernand Pouillon place sous la plume de son personnage définissent parfaitement le contenu de son roman. Grâce au témoignage d'un maître d'œuvre, nous assistons à l'édification de l'abbaye du Thoronet dans l'arrière-pays provençal. Nous découvrons avec lui les difficultés techniques, financières ou humaines qu'il faut aplanir jour après jour. Nous voyons vivre et grandir la petite communauté religieuse au fil des saisons. L'été sous le soleil et dans la poussière, l'automne qui gonfle les rivières et provoque des inondations, l'hiver qui engourdit tout un chacun...et nous assistons à ces milles et un menus faits qui font la vie de ce chantier.
Ce roman est aussi un vibrant hommage au petit monde des artisans : Paul le tailleur de pierre, un fort en gueule aux opinions bien arrêtées, Joseph le maître potier fier de son art et un peu porté sur la bouteille, mais également la foule des anonymes, frères convers, manœuvres et paysans.
VISITEURS D'APOCALYPSE - JEAN-PIERRE ANDREVON
Lorsqu'il écrit ce livre en 1990, Jean-Pierre Andrevon compte déjà à son actif un grand nombre de récits post apocalyptiques, romans ou nouvelles. Dans ces conditions, pouvais-je raisonnablement espérer un peu de neuf de sa part dans ce genre qu'il a évoqué à tant de reprises ? Sans doute, puisqu'il s'agit d'un thème qui offre de vastes perspectives et dans lequel il s'est encore illustré par la suite et jusqu'à tout récemment avec « Avant le dernier jour ».
Avec ce roman toutefois, la surprise n'est pas au rendez-vous et les mésaventures de sa poignée de français moyens ont un côté « déjà lu » très marqué. Les circonstances de leur survie, leur errance dans une France déserte, les mauvaises rencontres (chiens, rats ou bandes armées) sont certes bien rendues mais ne sont pas franchement originales, loin s'en faut. Il y a bien quelques jolies séquences telles l'attente au fond d'une grotte, dans l'obscurité totale et l'incertitude quant aux évènements du dehors ou une superbe scène d'agapes dans un hypermarché, mais cela ne suffit pas à le démarquer de bon nombre de récits du genre.
Malgré tout, ce roman ne manque pas d'intérêt. Jean-Pierre Andrevon a assez de métier pour entretenir ce qu'il faut de suspens et nous entraîner à la suite de ses personnages. Des personnages qui forment un joli panel de notre société et qui, malgré la minceur du livre, bénéficient d'un traitement en profondeur. Leurs sentiments, crainte, désespoir, désirs, petites et grandes lâchetés nous sont dévoilés au fil du récit et lui apportent un "plus" certain. Et puis il y a la révélation finale qui, j'en suis sûr, en surprendra plus d'un ! Car si l'on s'attend bien à ce que l'histoire ne se termine pas avec du champagne et des confettis, la noirceur de la chute n'en est pas moins étonnante et m'a fait songer au "Génocides" de Thomas Disch. Alors, malgré un scénario un peu trop classique, « Visiteurs d'apocalypse » est un petit roman très recommandable que vous lirez d'une traite !
Fleuve Noir Anticipation - 1990
LE COCHONS SONT LACHES - FREDERIC DARD
Je viens de lire mon premier San-Antonio. "Les cochons sont lâchés" que ça s'appelle. Eh ben mes cadets, y'a pas qu'les cochons qui se sont lâchés ! L'auteur aussi a ouvert les vannes. En grand. Résultat : trois cent douze pages en dessous de la ceinture. Remarque, il ne nous prend pas en traître le Fredo. Il annonce même la couleur en quatrième de couv' : "Si un jour on te demande quel est le plus gaulois des San-Antonio, le plus vert, le plus salingue, le plus rabelaisien, le plus scatologique, le plus grivois, le plus too much, réponds sans hésiter que c'est "Les cochons sont lâchés".
Alors pour le coup, y'a pas tromperie sur la marchandise. exception faite d'une ch'tite enquête sur une histoire de captation d'héritage, il n'est question que de cul, de ce qu'on peut y mettre et de ce qui en sort. En voiture ou en avion, par devant ou par derrière, en couple ou à plusieurs, ça ne fait que copuler. Ça ramone, ça cunilingue et ça turlute, avec un Bérurier en chef d'orchestre qui fait feu de tout bois grâce à sa braguette magique. Et quand ça baise pas, ça chie ! Et cette fois, c'est Pinochet qui s'y colle. Le vieux débris a des ennuis gastriques. Ca s'entend, ça se sent et ça se voit. Concerts de pets, flatulences nauséabondes et explosions diarrhéiques. Le bruit, l'odeur et même l'image. En couleur et en 3D.
La forme est complètement raccord avec le fond. Argot de Titi parisien, jeux de mots lourdingues, onomatopées explicites, orthographe approximative, c'est un florilège de truculence et d'humour qui tâche. C'est pas que ça me gêne et même, par moment, je m'suis copieusement poilé. Mais ce fader cette gymnastique linguistique sur trois cent pages, ça use !
Porno et scato, ce 148ème San-A n'est sans doute pas représentatif de l'oeuvre monumentale de Monsieur Dard. Faudra donc que j'y retourne, histoire de me faire une idée plus précise du machin. Et comme c'est pas le choix qui manque...
Fleuve Noir - San Antonio - 1991
LE JOUR DE L'ENFANT TUEUR - PIERRE PELOT
NOTRE CHAIR DISPARUE - G. MORRIS
KALLOCAINE - KARIN BOYE
LA PLANETE GEANTE - JACK VANCE
Suite au sabotage de leur vaisseau, Claude Glystra et ses compagnons se retrouvent isolés sur la planète géante à plus de 60000 km de l'...
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