A la lecture de ce livre on ne peut s’empêcher d’éprouver un sentiment de « déjà vu ». Un univers post-apo, des hordes de malfrats, un homme seul chargé d’une mission a priori impossible, voilà qui n’est pas sans rappeler certains classiques du cinéma d’action. Quelque chose comme un croisement entre "Mad Max" et "New York 2017". Sauf que « Les culbuteurs de l’enfer » a été écrit à la fin des années soixante et par conséquent, s’il y a plagiat ou disons plutôt inspiration, c’est du côté du cinéma qu’il faut le rechercher. Mais cela nous prive quand même du plaisir de la découverte et enlève au livre une part de l'originalité qu'il a pu avoir lors de sa sortie. Et puis, convenons-en, le récit est assez linéaire et se résume finalement à une folle équipée d’un bout à l’autre des States avec son lot de rencontres désagréables.
Heureusement, il y a le style de l’auteur. Simple, direct, très « parlé », il colle comme un gant à la personnalité de son héros, une espèce d'Hells Angels un peu déjanté mais au cœur d’or. Un passage du roman résume d’ailleurs parfaitement le personnage : « Je suis moi. Un ange. Je n’ai pas besoin de faire semblant d’être quoi que ce soit d’autre. S’il y a des gens à qui ma gueule ne revient pas, ils n’ont qu’à venir m’en parler ». Et bien si mon pote, ta gueule me revient, et tu m’as fait passer un bon petit moment de lecture !
Jean-Claude Lattès - Titres SF - 1979

Ça donne envie de lire des livres de Zelazny
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