L'essentiel de son intrigue repose en effet sur le conflit qui oppose les humains aux Autres à l'occasion de la construction d'un barrage. La méfiance et la peur envers ce que l'on ne connait pas, les intérêts radicalement divergents, le fanatisme de certains, sont au coeur d'un récit simple mais très bien mené. Il sera bien sûr question d'altérité et de tolérance et les protagonistes de l'histoire devront composer avec les conservateurs, les va-t'en guerre et tous ceux qui sont guidés par des raisons plus personnelles, une rivalité amoureuse, l'appât du gain... Et finalement, le lus dur pour Sam Merritt, l'ingénieur dépêché par le Terre sur ce monde rétrograde, ne sera pas de s'adapter aux natifs de la planète Hestia mais aux humains qui tentent de la coloniser.
Alors qu'il finira par comprendre le point de vue des Autres et nouer une relation forte avec l'une d'entre eux, il éprouvera les pires difficultés à gagner la confiance de ses pairs. Une mésentente qui illustre le fossé qui sépare le terrien issu d'une société extrêmement développée et habitué à courir l'univers, d'hommes et de femmes éloignés de tout et vivant en vase clos. Une défiance qui rappelle un peu celle du provincial envers le citadin où se mêlent sentiment d'infériorité et fierté d'appartenir à un terroir.
Pas manichéen pour deux sous, "Hestia" est donc un excellent Planet Opera qui distrait, beaucoup, et fait réfléchir, un peu.
J'ai Lu - Science-Fiction - 1981
En refermant ce livre, je ne suis pas tout à fait sûr d'avoir lu un roman de science-fiction. Certes, l'action se déroule sur une planète lointaine peuplée de colons humains confrontés à une espèce humanoïde hostile. Mais à part une fusée spatiale en tout début de roman et l'aspect vaguement félin des autochtones, il n'y a pas grand-chose dans cette histoire qui permette de distinguer la planète Hestia de notre bonne vieille Terre. Cette similitude, tout comme le choix d'une société préindustrielle avec bateaux à vapeur et vieilles pétoires, laisse penser que l'autrice s'est fortement inspirée de l'Amérique du XIXème siècle et notamment des relations entre colons européens et amérindiens.
L'essentiel de son intrigue repose en effet sur le conflit qui oppose les humains aux Autres à l'occasion de la construction d'un barrage. La méfiance et la peur envers ce que l'on ne connait pas, les intérêts radicalement divergents, le fanatisme de certains, sont au coeur d’un récit simple mais très bien mené. Il sera bien sûr question d’altérité et de tolérance et les protagonistes de l’histoire devront composer avec les conservateurs, les va-t’en guerre et tous ceux qui sont guidés par des raisons plus personnelles, une rivalité amoureuse, l’appât du gain… Et finalement, le plus dur pour Sam Merritt, l’ingénieur dépêché par la Terre sur ce monde rétrograde, ne sera pas de s’adapter aux natifs de la planète Hestia mais aux humains qui tentent de la coloniser.
Alors qu’il finira par comprendre le point de vue des Autres et nouer une relation forte avec l’une d’entre eux, il éprouvera les pires difficultés à gagner et conserver la confiance de ses pairs. Une mésentente qui illustre le fossé qui sépare le terrien issu d’une société extrêmement développée et habitué à courir l’univers, d’hommes et de femmes éloignés de tout et vivant en vase clos. Une défiance qui rappelle un peu celle du provincial envers le citadin où se mêlent sentiment d’infériorité et fierté d’appartenir à un terroir.
Pas manichéen pour deux sous, « Hestia » est donc un excellent planet opera, qui distrait, beaucoup, et fait réfléchir, un peu.
J'ai Lu -

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