Le mythe de Faust revu et visité par John Brunner. Présenté de la sorte, ce livre ferait envie à n'importe quel amateur de SF ou de littérature fantastique. Pourtant, je me suis profondément ennuyé à sa lecture et il a fallu attendre les 20 dernières pages pour que mon intérêt se réveille. Le reste de l'histoire se résume à une succession de rencontres entre le héros et ses pairs. De bien longues pages dans lesquelles John Brunner laisse dériver son imagination : des plantes qui marchent, des fauteuils qui flottent, des décors qui changent sans cesse. Au début c'est amusant bien qu'un peu déconcertant et puis çà fini par devenir franchement lassant.
En fait, l'intrigue met beaucoup trop de temps à se décanter même si l'on se rend bien compte à quelques indices que la vie de Godwin n'est pas aussi fantastique qu'il le pense. On se doute même qu'il y a comme qui dirait "une couille dans le potage" et on attend que les "patrons" (comme Godwin les appelle) montrent le bout de leur nez. Et ils le montreront, à la toute fin du récit, mais pas suffisamment pour que l’on saisisse leur véritable nature. Dieux, démons, extra-terrestres, toutes les réponses restent possibles. En revanche leurs motivations nous sont dévoilées. Des motivations finalement bien futiles, ludiques. Un jeu. Le jeu de la possession. Et un Brunner très, très mineur, à ne lire que si l'on a déjà lus tous les autres titres du monsieur.
Pocket SF - 1984

Lu il y a longtemps, celui-ci. J'avais bien aimé la chute, même si j'avais trouvé que le format d'une nouvelle aurait été plus adéquat.
RépondreSupprimerOui, tout à fait d'accord. Une nouvelle eut amplement suffit.
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