Malgré quelques scènes morbides et repoussantes à souhait, ce tout petit roman m'a déçu par son manque de cohésion. Je n'y ai vu qu'une succession de tableaux qui se veulent percutants mais qui n'ont malheureusement rien de très neufs. Une scène de spiritisme, une cérémonie impie dans une église, une violation de sépulture et pour finir un exorcisme un peu particulier, il n'y a pas vraiment là de quoi fouetter un chat, même noir.
Et puis cette manie de vouloir utiliser à tout prix des mots rares ou compliqués ! On ne compte plus les «térébrant», «vastitude», «intrados» et autres «ébrasements». Je conçois que l’auteur ait à cœur d’utiliser le mot juste, mais le plus souvent, cela n'apporte rien au récit et alourdit au contraire la narration. Mais soyons tout de même indulgent puisqu'il s'agit (dixit la 4ème de couverture,) d'un premier roman et retenons surtout sa description d’un nord pluvieux et cafardeux que n’aurait pas désavoué Jean Ray.
Fleuve Noir - Frayeur - 1995

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