La première, de loin la meilleure, est centré sur le conflit qui oppose Brazal et Martem pour la possession d'un astéroïde riche en uranium. Bruss a construit très habilement son intrigue en nous plaçant tout à tour aux côtés de chacun des belligérants. Ce faisant, il nous permet d'appréhender les motivations des deux camps et de réaliser qu’il n’existe ni bon ni méchant, juste des hommes et des femmes contraints d’agir pour assurer leur survie. C’est donc une guerre absurde car sans espoir qui se profile et qui nous semble d’autant plus regrettable que nous avons appris à apprécier les combattants de chaque camp.
La seconde moitié du roman est plus terne. Une partie des belligérants est kidnappée par de mystérieux extra-terrestres et emmenée en captivité sur un satellite d'Uranus. La découverte de leur nouvel environnement, de leurs ravisseurs et des motivations de ces derniers, sans être déplaisante, est passablement ennuyeuse. Quant à la fin du récit, elle m'a laissé un tantinet songeur. Si j'ai apprécié que l'auteur n'ait pas opté pour le happy-end auquel on s'attendait, j'ai été moins séduit par le retour au bercail de nos sympathiques humains et leur redécouverte de la vie pastorale. Difficile en effet d'imaginer que des hommes et des femme habitués à courir les étoiles puissent s'épanouir dans le tressage de l'osier ou le filage de la laine !
Fleuve Noir Anticipation - 1968

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire