LA PLANETE GEANTE - JACK VANCE

Suite au sabotage de leur vaisseau, Claude Glystra et ses compagnons se retrouvent isolés sur la planète géante à plus de 60000 km de l'enclave Terrienne. Contraints d'entreprendre un voyage aussi long que dangereux, ils devront également déjouer les mauvais coups d'ennemis acharnés à leur perte...

Précédant le cycle de Tchaï d'une dizaine d'années, "La planète géante" peut être regardé comme une ébauche de la célèbre tétralogie de Master Vance. Tous les ingrédients que l'on retrouvera dans son oeuvre maîtresse sont en effet déjà là. Des terriens échoués sur une vaste planète et tentant de trouver le moyen de rallier la mère patrie, un long périple dans un monde à la faune et la flore surprenants, des villes, des états et des peuples aux cultures et coutumes extrêmement variés, des rencontres improbables, des dangers sans nombres, le tout dans une ambiance qui tient à la fois de la SF et de la Fantasy : la similitude est grande. Tout juste trouve-t-on en plus dans "La planète des géante" une petite histoire d'espionnage et de traîtres à confondre mais il s'agit davantage d'un prétexte que d'une véritable fin en soi.

Pour l'essentiel l'intrigue se résume donc aux pérégrinations de notre groupe  de terriens et aux rencontres, parfois bonnes, souvent mauvaises, q'ils feront en chemin. Ils déjoueront ainsi les manoeuvres des mystificateurs d'Edelweiss, échapperont aux hordes sauvages d'Atman le Fléau et rendront la monnaie de sa pièce au grand prêtre de la fontaine de Myrtlesee. c'est rondement mené, sans le moindre temps mort et souvent très drôle même si l'ami Vance n'hésite pas à faire disparaître un grand nombre de personnages. Il y a d'excellents moments et de jolies trouvailles comme la colonie de Kistendale dont tous les habitants sont millionnaires deux jours par semaine et triment comme des damnés les autres jours  : comble de l'orgueil ou mode de société égalitaire ? A vous de décider !

Plus généralement, il y a cette excellente idée d'une planète immense qui a recueilli et accueille encore tous les inadaptés, les rêveurs, les égoïstes, les farfelus, les sectaires, les ambitieux bref, tous ceux qui désirent vivre comme bon leur semble sur un monde neuf où l'espace ne manque pas.

Pocket - SF - 1978

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