LES JARDINS DE LA NUIT - MAURICE LIMAT

Alors qu’il déambule tranquillement dans les rues de Paris, Teddy Verano, détective privé de son état, vient en aide à un individu qui semble mal en point. Bien qu'au bord de l’épuisement physique et nerveux, ce dernier refuse obstinément de dormir, craignant de rejoindre les « jardins de la nuit ». Après l’avoir conduit à son domicile et lui avoir prodigué les premiers soins, Teddy Verano parvient à lui arracher quelques bribes de son histoire et apprend ainsi que l’homme serait la victime d’un sorcier africain. Grâce à son expérience en ce type d’affaires et avec l’aide du professeur Gélor, le détective parviendra à conjurer le mal non sans avoir mis en danger la vie de ses proches. 

Avec « Les jardins de la nuit » Maurice Limat nous livre un roman bien terne sur le thème ô combien classique de l’envoûtement. Tout y est très conventionnel, sans la moindre surprise et l'auteur se contente de délayer à l'extrême une intrigue filiforme. Quant à la chute, censée nous faire hésiter entre possession maléfique ou auto suggestion, elle est également usée jusqu’à la corde (cf : « L’œil était dans la tombe » de B. R. Bruss). Alors que dire de plus sur ce roman bâclé et raté. Rien. Si ce n'est que cette deuxième incursion dans la célèbre collection « Angoisse » du Fleuve noir se solde par une nouvelle déception et que si je retente l'expérience, ce ne sera certainement pas avec un autre opus des aventures de Teddy Verano !


Fleuve Noir Angoisse - 1966

UNE FILLE D'EVE - HONORE DE BALZAC

« Une fille d’Eve » est un roman assez méconnu de Balzac. Il n’en vaut pas moins le détour et pas seulement parce qu’on y croise Rastignac et quelques autres figures de la Comédie Humaine. L’intrigue, toute simple, nous propose de suivre une relation extra conjugale dans tous ses développements, de la rencontre des deux amants jusqu’à la fin de leur idylle. Une idylle un tantinet frelatée si l’on considère les motivations de nos tourtereaux, elle s’y prêtant par ennui, lui par orgueil et intérêt. 

Avant d’entrer dans le cœur du récit, il faudra toutefois en passer par un certain nombre de portraits. Des portraits longs et détaillés qui occupent quasiment la moitié du roman, mais qui s’avèrent nécessaires si l’on veut comprendre le but recherché par les différents protagonistes de l’histoire et prendre ainsi la mesure du drame qui va se jouer sous nos yeux.

C’est que dans l’ombre de cette aventure sentimentale, des intrigues se nouent et des rivaux s’agitent. La jalousie, l’argent, la politique pointent le bout de leur vilain nez et nos deux amoureux seront bientôt les victimes d’une cabale où s’exprime toute la bêtise et la méchanceté dont sont capables les hommes et les femmes. 

Pour autant, cette histoire n’est pas dénuée de beaux exemples d’amour vrai. Il y a celui de Vandenesse, le mari trompé qui, au lieu d’accabler une épouse volage, se reproche son manque d’attention et fait tout pour la sortir de la sordide affaire d’argent dans laquelle elle s’est embourbée. Il y a aussi celui de Florine, la demi-mondaine qui se donne tout entière, cœur et fortune, à l’homme qui l’aime pourtant si mal. Et que dire de l’amour, pour le coup totalement désintéressé, de Wilhelm Schmucke envers ses deux anciennes élèves qui, hélas, le récompenseront bien peu de son dévouement.

LA VENUS ANATOMIQUE - XAVIER MAUMEJEAN

Sous le règne de Louis XIV, Julien Onffroy de la Mettrie, chirurgien de talent retiré en province, est démarché par un envoyé des services secrets royaux. On lui propose de s’associer avec deux savants (un biomécanicien et un anatomiste) pour participer à un concours organisé par le roi de Prusse et dont le thème est la création du « nouvel Adam ». Esprit curieux, Julien accepte. Mais la réalisation de leur chef d'œuvre ne se fera pas sans mal car, en plus d'une concurrence acharnée, ils devront affronter une société secrète déterminée à stopper leurs travaux hérétiques.

Le mélange des genres en littérature donne souvent naissance à d'excellentes choses ; ce roman en est la preuve. J'ai pour ma part été d'abord surpris puis conquis par un livre qui combine littérature de "cape et d'épée" et SF ancienne. Par moments j'ai eu l’impression d'être plongé dans un bon vieux bouquin d'Alexandre Dumas où chaque page vous apporte son lot de complots et de poursuites effrénées. A d'autres, il me semblait être en compagnie d'une autre créature, celle de Mary Shelley auquel La Vénus anatomique rend visiblement hommage.

C'est en tout cas dans une atmosphère d'aventures débridées que débute cette étrange histoire. Nous sommes en 1752, au beau milieu de ce fameux siècle des lumières qui voit partout s'allumer la flamme de la connaissance et avec elle l'envie de penser et vivre autrement. Mais les forces de l'obscurantisme sont encore puissantes et entendent bien contrecarrer les efforts des esprits éclairés qui osent remettre leurs dogmes en question. Julien Onffroy de la Mettrie est de ceux-là. Personnage réel et véritable chirurgien auquel Xavier Mauméjean donne ici une dimension littéraire inattendue (c'est lui le narrateur), il aura fort à faire pour échapper aux noirs desseins de la "chambre ardente", ultime avatar de l'inquisition. Il affrontera même ses terribles mousquetaires noirs qui le poursuivront jusque dans la Prusse de Frédéric II.

A compter de ce moment toutefois, l'action cède la place aux discussions scientifiques et aux réflexions métaphysiques. Nous assistons avec amusement à des rencontres parfois surprenantes (Casanova, La Pompadour...) et découvrons avec la même incrédulité que nos trois compétiteurs un Berlin alternatif et son Panopticon, ce gigantesque bâtiment sphérique rappelant les projets futuristes de Claude Nicolas Ledoux que je n'aurais pas été surpris de croiser entre ces pages. 

Teinté d'humour, truffé de références, vocabulaire particulièrement riche, le style de Xavier Mauméjean est extrêmement agréable et je renouvellerais sans doute très prochainement cette expérience.

Mnémos - Icares - 2004

HIER, LES OISEAUX - KATE WILHELM

Pollution, changements climatiques, pénurie des ressources alimentaires : la fin du monde est proche. Ou plutôt, la fin de l’humanité. Une extinction à laquelle la famille Summer ne se résout pas. Elle a de l’argent, des terres, des moyens quasi illimités et compte parmi ses membres des scientifiques de premier ordre. Son objectif : sauver l’espèce humaine. Elle y parviendra mais le résultat sera a-t-il à la hauteur de ses espérances ?

Le roman de Kate Wilhelm se partage en trois époques bien distinctes. La première suit le parcours de David Summer et de quelques autres membres de sa famille dans leur lutte pour préserver un îlot d’espoir pour l’espèce humaine. Nous les voyons organiser leur survie tandis que la société s’écroule, construire un hôpital et aménager un laboratoire à l’intérieur d’une grotte. Là, ils espèrent cloner les rares survivants, devenus stériles, afin de donner à l’homme la possibilité d’un nouveau départ.


La seconde débute plusieurs générations plus tard alors qu’une nouvelle société basée sur le clonage a vu le jour. Les individus sont créés par familles entières en fonction de leurs aptitudes et des besoins de la communauté. Une jeune femme, Molly, refuse cette vie sans relief et cherche à vivre sa différence.


La dernière partie met en scène Marc, le fils naturel de Molly, et sa révolte contre cette nouvelle humanité qui commence à montrer ses limites.


Kate Wilhelm a une bien jolie plume. Elle nous conte avec beaucoup de délicatesse ce que pourrait être notre futur si nous n’y prenons garde. Elle nous propose aussi des éléments de réflexion sur le devenir de l’homme, sur les bienfaits de la diversité et aborde fort justement certains des risques liés au clonage.


Son roman est aussi un très bel hymne à la beauté d'une nature redevenue sauvage et épanoui car libérée des contraintes que l’homme faisait peser sur elle.


Denoël - Présence du Futur - 1977

CONAN LE BAROUDEUR - LEONARD CARPENTER

En matière de lecture, Conan, c'est un peu ma madeleine de Proust. Les ouvrages consacrés au célèbre barbare ont été ma porte d'entrée vers la fantasy et, de fil en aiguille, vers la SF. J'ai lu et relu tous les textes écrits par son créateur et, de temps à autre, je me laisse tenter par l'un des pastiches rédigés par d'autres auteurs. Leonard Carpenter est l'un de ceux-là. Sans doute pas le meilleur. Assurément pas le plus mauvais. 

Dans cet opus , il a choisi de nous raconter un épisode de la jeunesse du cimmérien, alors qu'il exerce ses talents de voleur dans la plupart des royaumes hyboriens. ici, il s'associe avec un groupe de pilleurs de tombes qui envisagent de violer la sépulture du roi d'Abaddrah, l'une des cités-états de Shem. Entre l'aubergiste pas franc du collier, la danseuse attirée par tout ce qui brille et le jeune révolté idéaliste, le barbare va devoir faire sien l'adage : "Mon Dieu, gardez-moi de mes amis..."

Si le rôle du grand méchant de l'histoire est une fois encore dévolu à un sorcier stygien, la magie ne tient pas pour autant un rôle prépondérant dans le déroulement de l'intrigue. Cantonnée au premier chapitre puis à la toute fin du récit, elle n'a d'autre intérêt que de susciter quelques scènes d'action horrifiques à grand renfort de morts-vivants. Pour le reste, nous sommes en présence d'une banale querelle de palais opposant la fille et la seconde épouse d'un roi proche de la tombe. Une lutte pour le pouvoir sans grand intérêt à laquelle j'ai préféré les relations ambigües qui unissent Conan à ses compagnons de rapine.

Fleuve Noir - Conan - 1986



DEMAIN LES LOUPS - FRITZ LEIBER

Ce recueil nous présente quatre nouvelles se déroulant avant, pendant et après l’apocalypse nucléaire :

« Le loup solitaire » met en scène un individu qui rejette la fuite en avant d’une société toujours plus mécanisée et sophistiquée au détriment des relations humaines.

« La paire de loups » s’attache au parcours d’un couple au milieu des « terres mortes », ces étendues bouleversées par les bombardements et les radiations.

Enfin, « Loup fou » et « La horde des loups » nous content deux épisodes de la difficile reconstruction d’une société plus humaine et libérée de sa folie meurtrière.

 

Toutes ces nouvelles ont en commun une lecture pessimiste de la nature humaine et de sa capacité à faire le bien de tous. L’auteur nous suggère d’ailleurs au travers des quelques portraits qu’il nous brosse, que cette propension au mal est due à la folie qui habite chaque homme. Mais une folie qu’il est néanmoins possible de canaliser et même d’utiliser à des fins autres que destructrices. Il suffit pour cela d’un peu de bonne volonté et surtout de savoir écouter autrui comme le démontre plus particulièrement la seconde nouvelle du recueil.


Malgré tout, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’avenir selon Leiber n’a rien de réjouissant.


Pocket - Science-Fiction - 1978

LA FEMME TRUQUEE - JEAN-PIERRE FONTANA

Au XXIème siècle, l’Europe, la France et même Paris sont séparés en deux blocs ennemis. Noémie Landès, jeune étudiante d’une vingtaine d’années, vit tranquillement dans la moitié sud de la capitale lorsqu’elle est convoquée au programme de neutralisation sexuelle. Bien que réticente, elle se rend à l’hôpital de la Salpétrière où elle est placée en « hibernation ». Mais est-ce bien Noémie qui est retenue dans ce cercueil de verre ? Est-ce bien elle qui rêve d’Ilyana, l’héroïne décomplexée de la confédération européenne ? Ou ne serait-ce pas plutôt le contraire ?

 Voici un livre qui ne m’a pas franchement emballé en raison d’un côté « nouveau roman » trop marqué à mon goût. Jean-Pierre Fontana y explore certaines des possibilités que lui offre la science-fiction et s’amuse à brouiller les pistes. Ses personnages et son intrigue se mêlent de telle sorte que l’on ne sait plus très bien à qui ou à quoi l’on a affaire et, lorsque l’on est suffisamment désorientés, il nous porte l’estocade en nous proposant plusieurs fins possibles. L’exercice de style est peut-être sympathique mais je lui aurais préféré une approche plus conventionnelle. A défaut, je suis sans doute passé à côté de quelque chose. Tant pis pour moi !


Nouvelle Editions Oswald - 1980

LA FLAMME DE LA VENGEANCE - R. E. HOWARD

Cette fois-ci, François Truchaud a dû racler les fonds de tiroir pour composer ce 33ème volume consacrés aux écrits du grand R. E. Howard. Résultat, un recueil hétéroclite composés de nouvelles plus ou moins achevées et mélangeant les histoires de boxe, les récits horrifiques, la SF et même le Young Adult.

On commence avec le texte le plus court. " Le moment suprême" ne compte que cinq pages mais parvient à retracer avec beaucoup de force et de précision la vie chaotique d'un savant malmené par les coups du sort et l'inimitié de ses pairs. Alors qu'il est le seul à pouvoir endiguer le développement  d'un champignon invasif qui ravage les cultures et menace la survie même de l'humanité, une délégation de scientifiques vient quêter son concours. Saura-t-il surmonter sa rancoeur ?

Suivent deux histoires mettant en scène Solomon Kane, le puritain redresseur de torts, ennemi du malin sous toutes ses formes et grand pourfendeur de sorciers et autres nécromants. La première, "Les cavaliers noirs de la mort" est relativement anecdotique et ne vaut que pour son ambiance inquiétante : forêt profonde, auberge isolée, sinistre légende locale... "La flamme de la vengeance" est en revanche un texte qui fait la part belle à l'action. Notre taciturne héros y affronte des ruffians de la pire espèce, un sorcier et une dangereuse créature aquatique. L'histoire se déroule tout entière dans des caveaux et des culs de basse fosse suintant l'humidité, décor qui ajoute au récit une ambiance particulièrement malsaine. 

On reste dans la pénombre avec "Les souterrains de l'horreur", un récit résolument lovecraftien qui met en scène un groupe d'amis décidé à mettre fin au culte maléfique qu'une tribu dégénérée continue de vouer à Gol-Goroth, un Grand Ancien que n'aurait pas désavoué l'homme de Providence.

Les deux textes suivants rappellent la passion que Howard portait au noble art et ont pour héros le sympathique poseur Ace Jessel. "L'apparition sur le ring" est un récit sans grand intérêt dont on ne retiendra que deux beaux portraits de boxeurs afro-américains et une très légère incursion du fantastique. "La grande combine" est bien plus intéressant tant au niveau du background (le sud profond des années vingt) que par la diversité des personnages et la qualité de son intrigue. C'est aussi une jolie histoire de rédemption.

"Le fantôme au chapeau de soie" est la nouvelle la plus surprenante du recueil puisqu'elle met en scène un trio de gamins décidés à porter secours à un gosse de leur âge que des marlous cherchent à spolier de son héritage. On est bien loin des héros à gros muscles que l'auteur se plait habituellement à mettre en scène et cependant, cela fonctionne plutôt bien. La preuve qu'un peu de matière grise peut remplacer quelques kilos de testostérone !

Nouvelles Editions Oswald - 1988

L'OEIL ETAIT DANS LA TOMBE - B. R. BRUSS

Patrick Gallaghan est un beau garçon d'une trentaine d'années qui vit de ses rentes. Malgré cette situation apparemment confortable, il est mal dans sa peau et souffre d'angoisses terribles. Au hasard d'une promenade aux puces de Saint-Ouen, il fait l'acquisition d'une boule de verre qui se révèle habitée par un petit génie. Ce dernier lui fait faire la connaissance du Dr Van Hoog, un praticien qui parvient à soulager sa détresse moyennant des services un peu particuliers. Mais le passé refera néanmoins surface et Patrick devra affronter ses démons.

Cet étrange roman qui débute comme un conte de fée avec bon génie et grande histoire d’amour et qui se termine par le récit d’une vengeance implacable, souffre d'une construction un peu bancale. Dans les deux premiers tiers du livre, l’auteur ne fait qu’installer une ambiance sans réellement initier une intrigue. On y rencontre Patrick et ses amis, on découvre la nature de ses peurs, ses habitudes, ses amours... C'est assez ennuyeux et répétitif et on se lasse assez vite de ses visites chez son médecin ou de ses soirées à Saint Germain (n'oublions pas que le livre date de 1955 !). 


Et puis d'un coup, l'auteur nous dévoile presque tout et notamment l'origine du mal être de Patrick, conséquence de ses mauvaises actions passées. Dès lors on n'a plus grand chose à attendre de ce récit, si ce n'est le juste châtiment qui attend le vilain playboy. Mais nous n'aurons pas même cette satisfaction puisque la chute se contente de laisser supposer que tout ce qui précède n'était que le fruit de ses fantasmes. Une fin décevante à laquelle Monsieur Bruss aura recours avec plus de succès dans "Le tambour d'angoisse", un livre où le doute qu’il parvient à insinuer dans notre esprit est autrement plus convaincant.


Fleuve Noir - Angoisse - 1955

LES CULBUTEURS DE L'ENFER - ROGER ZELAZNY

A l'issu des "Trois jours" pendant lesquels l'apocalypse nucléaire s'est déchaînée sur la planète, les États-Unis ont été entièrement ravagés. Seuls deux îlots de civilisation subsistent encore : Boston et Los Angeles. Mais à Boston, une épidémie de peste s'est déclarée qui menace de décimer toute la population. Disposant d'un vaccin, les autorités de Los Angeles font partir un convoi à leur secours et recrutent pour l'occasion Hell Tanner, repris de justice mais pilote émérite. Ce dernier aura fort à faire pour se frayer un chemin à travers un pays dévasté, devenu la proie d'une faune mutante et de nombreux gangs de motards.

A la lecture de ce livre on ne peut s’empêcher d’éprouver un sentiment de « déjà vu ». Un univers post-apo, des hordes de malfrats, un homme seul chargé d’une mission a priori impossible, voilà qui n’est pas sans rappeler certains classiques du cinéma d’action. Quelque chose comme un croisement entre "Mad Max" et "New York 2017". Sauf que « Les culbuteurs de l’enfer » a été écrit à la fin des années soixante et par conséquent, s’il y a plagiat ou disons plutôt inspiration, c’est du côté du cinéma qu’il faut le rechercher. Mais cela nous prive quand même du plaisir de la découverte et enlève au livre une part de l'originalité qu'il a pu avoir lors de sa sortie. Et puis, convenons-en, le récit est assez linéaire et se résume finalement à une folle équipée d’un bout à l’autre des States avec son lot de rencontres désagréables. 


Heureusement, il y a le style de l’auteur. Simple, direct, très « parlé », il colle comme un gant à la personnalité de son héros, une espèce d'Hells Angels un peu déjanté mais au cœur d’or. Un passage du roman résume d’ailleurs parfaitement le personnage : « Je suis moi. Un ange. Je n’ai pas besoin de faire semblant d’être quoi que ce soit d’autre. S’il y a des gens à qui ma gueule ne revient pas, ils n’ont qu’à venir m’en parler ». Et bien si mon pote, ta gueule me revient, et tu m’as fait passer un bon petit moment de lecture !


Jean-Claude Lattès - Titres SF - 1979

LE SIECLE DE L'ETERNEL ETE - JAMES BLISH

Alors qu'il travaille sur un télescope révolutionnaire, l'esprit de John Martels est propulsé en l'an 25000. Là, il se retrouve ...